Portrait des six étudiants nominés pour le prix de la première publication scientifique de thèse

Six étudiants et étudiantes en sciences de l’Océan au sein de l’Alliance Sorbonne Université ont été « nominés » dans le cadre du prix de la première publication scientifique de thèse créé par la Fondation de la mer en partenariat avec l’Institut de l’Océan.

Le prix sera remis le 27 octobre matin lors des doctoriales des sciences de l’Océan dans l’amphithéâtre du centre de conférence du Campus Pierre et Marie Curie, Place Jussieu.

Yona Silvy

Elle est en 3ème année de thèse au LOCEAN sous la direction de Eric Guilyardi et Jean-Baptiste Sallée. Sa thèse porte sur les échelles de temps et les mécanismes d’émergence du signal anthropique dans les masses d’eau océaniques à l’échelle globale, à l’aide principalement de modèles climatiques et de simulations océaniques dédiées.

Depuis le début de sa thèse, elle est engagée dans diverses activités de la vie du laboratoire, et a participé activement à l’amorçage d’une transition bas carbone du laboratoire, à travers une réflexion sur les pratiques de recherche et la mise en place de mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Laurène Mérillet

Ingénieur agronome de formation, elle a réalisé sa thèse en collaboration entre le Museum National d’Histoire Naturelle et l’Ifremer sur l’inclusion de différentes facettes de la biodiversité dans les diagnostiques de l’état de santé des écosystèmes marins exploités. Elle est désormais en post-doctorat à l’Institut de Recherche Marine Norvégien sur l’effet du changement climatique sur les écosystèmes des fjords arctiques.

Matthis Auger

Etudiant en troisième année de thèse au LOCEAN, sous la direction de Jean-Baptiste Sallée. Il travaille sur la dynamique et les mécanismes de transport de chaleur de l’Océan Austral, leurs différentes échelles ainsi que leurs changements à long terme. Dans le cadre de cette thèse, il a étudié les tendances de température en profondeur dans l’océan Austral à partir de mesures in situ. Il a également développé un jeu de données de hauteur de mer sous la banquise à partir de mesures satellites. Ces données ont permis de mieux caractériser la dynamique grande échelle et tourbillonnaire de l’océan Austral sous la banquise, et de comprendre leur rôle dans le transport de chaleur dans l’océan subpolaire.

 Laure Vilgrain

Laure Vilgrain est fascinée par le plancton marin depuis les premiers échantillons qu’elle a observé pendant son master en Sciences de la Mer, effectué en grande partie au Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV, Sorbonne Université). Depuis, elle étudie l’écologie de crustacés planctoniques en lien avec les dynamiques de la glace de mer en Arctique, dans un projet de doctorat en cotutelle entre Sorbonne Université et l’Université Laval (Québec, Canada). Par l’analyse automatique d’images, son but est de quantifier des propriétés morphologiques pouvant influencer la survie, la croissance ou la reproduction des individus, en portant une attention particulière à la coloration rouge des individus. 

Florian de Bettignies

Il a finalisé sa thèse en 2019, au sein de l’équipe EDYCO à la Station Biologique de Roscoff (Alliance Sorbonne Université), sous la direction de Dominique Davoult et Patrick Dauby. Spécialisé en écologie des écosystèmes côtiers et plongeur professionnel, sa thèse a porté sur l’étude des forêts de laminaires et leur influence sur le fonctionnement des écosystèmes côtiers. 

Marin Cornec

Aujourd’hui, notamment grâce aux observations satellite depuis l’espace, la détection et la quantification du phytoplancton à la surface de l’océan global sont relativement bien établies. Cependant, ces observations sont limitées à une couche superficielle de la colonne d’eau, rendant ainsi la connaissance des dynamiques de sub-surface encore lacunaire.

Les observations établies dans cette étude pourront servir par la suite à mieux estimer et contraindre les flux de carbone, dresser des bilans de production phytoplanctonique globaux et régionaux, alimenter des modèles biogéochimiques (e.g. modèles de prédiction climatiques, modèles halieutiques), et ainsi soutenir des études sur des thématiques environnementales et sociales d’actualité.