Article publié le 13/07/2026

Alors que les Français s'apprêtent à rejoindre les littoraux pour les vacances, et que les canicules se multiplient, la Fondation de la Mer dévoile une campagne inédite. 

Son message : la mer n'est pas seulement un espace de loisirs l’été - principal climatiseur de notre planète, elle conditionne notre vie sur Terre, toute l'année. Et il est encore temps d'agir pour la préserver.

La mer, destination n°1 des Française

Chaque année, les Français sont des millions à choisir le bord de mer pour leurs vacances. Selon le Baromètre annuel des vacances Europ Assistance - Ipsos (2025), 65 % des vacanciers français font de la mer leur cadre de vacances préféré. Loin devant la campagne et la montagne.

Les canicules, de l’exception à la norme

Cet été se déroule dans un contexte climatique inédit. Les canicules ne sont plus des exceptions : elles sont devenues structurelles, de plus en plus fréquentes et intenses.

  • La France a connu, de 1947 à 2025, 51 épisodes de vagues de chaleur (Météo France, 2024).
  • Le nombre de jours de vagues de chaleur est en nette augmentation ces dernières années. Il a doublé entre les périodes 2006-2015 et 2016-2025. Il est passé respectivement de 71 à 144 jours (Batizoom). Et 2026 semble confirmer cette tendance.

Ces canicules sont un symptôme révélateur de l’état de l’Océan : le premier régulateur climatique de la planète s’enraye.

L'Océan : le climatiseur de la planète est à bout de souffle

L'Océan recouvre 71% de la surface de la planète. Grâce à son énorme volume et à la capacité thermique de l’eau, supérieure à celle de l’air, l’Océan absorbe environ 25 % des émissions humaines de CO₂ et plus de 90 % de l'excès de chaleur généré par nos activités (GIEC, 2023). L’eau de surface, en contact direct avec l’atmosphère, absorbe une grande partie de la chaleur d’origine humaine et la transmet, par brassage vertical, dans les grandes profondeurs et les abysses. 

Or, l’Océan se réchauffe de plus en plus et de plus en plus vite, depuis au moins le milieu du XXᵉ siècle. La capacité de l’océan à absorber le carbone et la chaleur se réduit au fur et à mesure que la planète se réchauffe. En effet, l’eau de plus en plus chaude en surface devient moins dense que l’eau froide en profondeur. Cela réduit le brassage vertical et donc va contribuer à réduire l’efficacité de l’Océan à stocker de la chaleur. Quant au carbone, il se dissout moins bien dans l’eau chaude.

La biodiversité marine est fortement impactée. Entre janvier 2023 et mai 2025, 84 % des récifs coralliens, qui abritent 25% de la biodiversité marine mondiale, ont subi un stress thermique entraînant un blanchissement (NOAA).

Il est encore temps d'agir : un appel à la prise de conscience et à la mobilisation collective des vacanciers

Face à ce constat, la Fondation de la Mer choisit une tonalité résolument optimiste. Pas de culpabilisation. Pas d'alarmisme. Mais un appel clair à la prise de conscience et à la mobilisation collective.

campagne média

L’Océan est non seulement victime du changement climatique, mais il est également un allié essentiel pour en atténuer les effets. Les solutions fondées sur la nature existent. La Fondation de la Mer les identifie et les finance :

  • Protection et restauration d’herbiers de posidonie, ils renforcent la résilience des écosystèmes côtiers face au changement climatique, notamment en maintenant des habitats fonctionnels, en stockant du carbone et en contribuant à la stabilisation du littoral.
  • Protection et restauration de mangroves, qui comptent parmi les forêts les plus riches en carbone des régions tropicales (Donato et al. 2011) et protègent les côtes des phénomènes climatiques extrêmes.
  • Protection et restauration des récifs coralliens, qui abritent 25 % de la biodiversité marine et protègent des millions de personnes des submersions et de la montée des eaux.

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